Programme FIER : Un démarrage effectif 4 mois après son lancement

Philippe REMY, Chef de file des bailleurs pour le compte du FIDA, en « paysan superviseur » sur le terrain.

 La salle de conférence du MEFPJJ a abrité, vendredi, une session de restitution de la première mission conjointe FIDA/Gouvernement pour évaluer la mise en route effective du Projet de Formation Professionnelle, Insertion et Appui à l’Entreprenariat des Jeunes Ruraux (FIER).

 

La mission, qui s’est déroulée du 13 au 24 avril 2015, comprenait une quinzaine de personnes, entre autres : Philippe REMY, CPM/FIDA, Chef de mission pour le compte du FIDA sur le FIER ; Soumana SATAO, Conseiller Technique/MEFPJCC, Chef de mission de la partie gouvernementale ; et autres partenaires/bénéficiaires stratégiques.
Aussi, l’honneur est-il revenu à M. Philippe REMY pour rappeler les objectifs de cette mission de supervision dans les régions de Koulikoro et de Sikasso, avant de présenter sommairement le projet FIER dans ses objectifs et attentes, sans oublier son financement ni sa dynamique managériale (approche pédagogique, suivi-évaluation, gestion économique et financière, audit des comptes, etc.).

Selon les explications du chef de file PTF sur FIER, le projet est structuré autour de trois (03) composantes, à savoir : le renforcement de capacités institutionnelles et de l’offre de formation, visant à améliorer le dispositif de formation au niveau régional pour répondre aux demandes des jeunes en cohérence avec l’offre d’emploi et les débouchés potentiels ; l’insertion et l’appui aux initiatives des jeunes ruraux, comptant faciliter l’émergence d’initiatives économiques de jeunes ruraux dans les filières agricoles et les activités économiques connexes leur permettant de s’insérer dans la vie professionnelle de façon durable (AGR, MER et GIE) ; la gestion et la coordination du projet,

Un projet sur ses jambes à sa naissance
En décembre 2013, a poursuivi M. REMY, le projet a été approuvé pour un accord de financement signé en janvier 2014, avant d’entrer en vigueur en août 2014. Alors que l’atelier de lancement a eu lieu en octobre 2014, le premier décaissement FIDA est tombé en décembre 2014, la demande pour le deuxième décaissement FIDA ayant été introduite en avril 2015.
En effet, s’est réjoui M. REMY, la mission a pu constater sur le terrain l’opérationnalisation, en 4 mois, du PTBA 2014-2015 avec 8 actions phares sur un échantillonnage de 8 villages test pour chacune des deux régions citées plus haut : l’installation de l’UCN et des UCR dans des bureaux en voie d’équipement, l’acquisition en cours du matériel roulant, le recrutement du personnel aux niveaux national et régional avec 23/24, l’élaboration d’un manuel d’’exécution technique, l’élaboration d’un manuel de suivi-évaluation (en cours de finalisation), l’élaboration d’une stratégie genre, la campagnes d’information et de sensibilisation sur les activités du projet auprès des autorités locales à tous les niveaux (région, cercle et commune) et la formation du personnel sur le logiciel de gestion financière et comptable Tom2Pro.
En définitive, la mission est convaincue que FIER est bien parti pour atteindre l’objectif d’une première cohorte de jeunes dans les dispositifs d’appui/formation avant la fin de l’année 2015, surtout grâce à un environnement favorable marqué par l’engagement des autorités nationales et régionales pour appuyer/accompagner le projet, la dynamique partenariale, l’engagement et l’expérience de l’équipe du projet. Mais, elle souhaite l’application des mesures convenues avec l’UCN et les UCR pour accélérer la réalisation des activités prévues dans le PTBA 2014-2015 dans les huit prochains mois et, en priorité, la mise en œuvre de la feuille de route convenue pour le dispositif de facilitation de proximité et la séquence d’activités préconisées pour appuyer les initiatives des jeunes ruraux.
Pour rappel, FIER, qui a comme coordonnateur le Dr Hery COULIBALY, a un coût total estimé à 52,7 M USD sur 8 ans, répartis comme suit : 33,4 M USD (50% prêt/don) pour le FIDA ; 4 M USD pour le Gouvernement malien ; 8,4 M USD pour le PAPAM ; 2,4 M USD pour la SFD ; et 3,9 M USD pour les bénéficiaires eux-mêmes. Etalé sur huit (08) ans, le projet sera achevé le 30 septembre 2022 et clos le 31 mars 2023. Le projet aura touché 100 000 jeunes ruraux, dont 50% de jeunes filles/jeunes femmes, qui seront sensibilisés et orientés sur les possibilités d’insertion et de création d’activités économiques, et aura impacté, au terme des 8 années d’exécution prévues : environ 80% des jeunes formés qui seront aptes à développer une activité économique ; 15 550 activités économiques seront développées par les jeunes dont 11 500 AGR, 4 000 MER et 50 GIE ; 65 % des initiatives de jeunes appuyées seront viables après 3 ans ; environ 4 000 emplois seront générés par les MER.
A la fin de cette présentation, le Gouvernement malien, à travers le Secrétaire Général du MEFPJCC, M. Mohamed Yacouba DIALLO, et le FIDA, représenté par M. Philippe REMY, ont entériné les conclusions de cette mission de supervision en apposant leur signature respective sur l’aide-mémoire élaboré à cet effet.
Source : CCOM/MEFPJCC