Emploi et de la formation: transfert du patrimoine scientifique de l’ANPE à l’ONEF

Le patrimoine scientifique et documentaire de l’ancien Département de l’observatoire de l’Emploi et de la formation (DOEF) de l’Agence nationale pour l’Emploi (ANPE) a été officiellement transféré au nouvel Observatoire national de l’emploi et de la formation du Mali (ONEF), créé en 2013. C’était, le jeudi 14 mai 2015, dans les locaux de la nouvelle structure, sise à ACI 2000.

Placée sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, Mohamed Yacouba DIALLO, la cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANPE, Arouna Modibo TOURE et celui de l’ONEF, Boubacar DIALLO.

On y notait aussi la présence de plusieurs cadres des deux structures ; ainsi que certains membres de leurs Conseils d’administration. Le DG de l’ANPE a rappelé que depuis 1995, le Conseil d’administration de l’Office national de la main d’œuvre et de l’emploi (ONMOE), transformé en ANPE, envisageait la création en son sein d’un Observatoire de l’emploi et de la formation.

Aussi, a-t-il précisé, à la faveur de la création du Projet de consolidation de la formation professionnelle (PCFP), la Banque mondiale a été agréablement surprise de constater la perspective de ce chantier au niveau de l’Office. C’est ainsi que l’Observatoire de l’emploi et de la formation a été créé le 11 avril 1996 au sein de l’ONMOE pour prendre en charge la 3è composante de ce projet intitulée : «Amélioration de la connaissance du marché du travail » (ACMT).

Par ailleurs, a-t-il poursuivi, suite à la restructuration de l’ONMOE en ANPE, en 2001, ce service a été placé dans un département de l’ANPE, dénommé « Département de l’Observatoire de l’emploi et de la formation» (DOEF).

Selon M TOURE, de sa création à nos jours, le DOEF a permis de réaliser plusieurs études portant, entre autres sur le secteur moderne ; les caractéristiques de la population active, le taux d’occupation, le taux de chômage, le sous-emploi ; le secteur informel ; le secteur rural ; les analyses sur l’insertion des diplômés du système éducatif ; les demandes et offres d’emploi ; les tendances, enjeux et priorités du marché du travail.

Les acquis de ce service ont été capitalisés dans le processus de création de l’ONEF, en 2013.
En fin, a révélé le DG de l’ANPE, toutes ces études et enquêtes ont été gravées sur un CD qu’il a remis au secrétaire général du ministère pour être versé au patrimoine de l’ONEF.
Quant au DG de l’ONEF, il s’est réjoui de la tenue de la présente cérémonie qui, à son avis, marque une étape importante dans l’opérationnalisation de l’ONEF.

Selon Boubacar DIALLO, cet héritage qui leur vient d’être légué par l’ANPE constitue pour sa structure une véritable source d’inspiration pour la bonne réalisation des études futures.
Il a donné l’assurance que ce patrimoine sera jalousement conservé et utilisé à bon échéant. Aussi, a-t-il soutenu, le nouveau statut accordé à l’ONEF par les plus hautes autorités leur incite à travailler inlassablement pour produire et diffuser régulièrement des statistiques sur l’emploi et la formation afin d’éclairer les décideurs par rapport au choix des politiques et programmes à mettre en œuvre pour promouvoir davantage la création d’emplois.

Pour rappel, l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) a pour missions de fournir aux décideurs et aux usagers des informations fiables et régulièrement actualisées sur le marché du travail, au niveau national et régional, pour une meilleure régulation de ce marché. Dans la même dynamique, pour assurer la cohérence de la politique nationale de l’emploi, dans les missions et attributions de ces deux structures concourant à sa mise en œuvre, il a été décidé de supprimer des missions de l’ANPE, celles de collecte, de centralisation, d’analyse et de diffusion des données relatives au marché de l’emploi, celle-ci étant désormais transférée à l’ONEF.

PAR SÉKOU CAMARA