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«La crise de l’emploi et l’insuffisance de la qualification des ressources humaines, constituent aujourd’hui de véritables freins à notre développement», a déclaré Ibrahima N’DIAYE, Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, pour introduire la rencontre que son département a eu avec les partenaires sociaux le 26 janvier 2010. A cette occasion le Ministre avait à ses côtés, Moussa Balla COULIBALY, Président du Conseil National du Patronat Malien.
Etaient présents à cette rencontre les Présidents des organisations d’employeurs, les Secrétaires Généraux des organisations de travailleurs, les Présidents des organisations de la Société Civile, les représentants des Collectivités Décentralisées et les responsables d’un certain nombre d’associations.
Selon le Ministre Ibrahima N’DIAYE, la liaison entre son département et le secteur social est très forte en raison des missions d’emploi et de Formation Professionnelle qui lui sont confiées. «Tout ce qui touche de près où de loin le secteur social touche directement mon département et vice versa», a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter que l’illustration parfaite en est la crise de l’emploi et l’insuffisance de qualification des ressources humaines qui constituent aujourd’hui de véritables freins à notre développement. «Aucun pays ne peut se développer sans un système éducatif et de Formation Professionnelle peut performant», a-t-il déclaré. Le 29 juillet 2009, le Gouvernement a adopté pour la première fois en République du Mali, un document de Politique Nationale de Formation Professionnelle et par la même occasion, autoriser l’élaboration d’un Programme Décennal de Développement de la Formation Professionnelle pour l’Emploi (PRODEFPE).
«Le document de Politique Nationale de la Formation Professionnelle est le cadre référentiel de notre politique en matière de qualification des ressources humaines. Le Programme décennal qui l’accompagnera sera la traduction en axes, composantes, actions et activités, de la vision de la politique à travers sa déclinaison sur une période de dix ans», a-t-il déclaré.
Pour mettre un accent particulier sur la nécessité du changement de qualité des ressources humaines, le Ministre a indiqué qu’ils sont interpellés lorsque toutes les études diagnostiques s’accordent à dire que l’insuffisance de qualification des ressources humaines constitue le deuxième frein au développement de notre pays. Il a aussi estimé qu’ils sont interpellés chaque foi qu’une offre d’emploi n’a pu être satisfaite pour raison de qualification indisponible et qu’ils le sont d’avantage, avec le cœur meurtri lorsque des Entreprises sont en cessation d’activité. «Mais, nous sommes encore plus interpellés, lorsque des jeunes sans qualification vont échouer aux portes de Ceuta et Melilla après avoir bravé la soif, la faim et subi l’humiliation», a-t-il déclaré.
Pour sa part, Moussa Balla COULIBALY a rappelé qu’à l’indépendance du pays en 1960, les autorités avaient fait le choix délibéré des grandes écoles qui formaient des citoyens immédiatement opérationnel. «Mais, aujourd’hui, on a un système qui ne nous donne pas les hommes et les femmes qui doivent soutenir le développement économique du pays», a-t-il conclu.
Assane KONE |