|
Kadiolo la capitale du Folona, a été la troisième étape de la visite du Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima N’DIAYE a rencontré les jeunes, femmes, cadres, les responsables des projets et programmes, c’était dans la salle de réunion de la préfecture. En présence des autorités locales, administratives et politiques. Un seul mot à l’ordre du jour : comment faire le développement de Kadiolo avec ses potentialités.
Les mangues, pomme d’acajou, karité, l’or et les céréales sont les potentialités du cercle de Kadiolo, mais selon ses habitants le rendement n’est pas aussi que ça. Les moyes utilisées pour l’agriculture, la transformation des fruits et légumes sont faibles. Et les populations ne tirent aucun profit illustration Djénéba KONE, la Présidente des transformatrices du beurre de karité « Nous avons envoyé nos enfants à l’école, certains n’ont pas réussi, ceux qui ont réussi n’ont pas eu du boulot. Nous-mêmes faisons la transformation du karité, comme l’a fait nos parents et les parents de nos parents. Mais nous n’en profitons pas. Aider nous à trouver des moyens pour tirer bénéfice de notre travail ».
A la suite de Djénéba KONE, un vieil enseignant a pris la parole « Nous avons cultivé la terre, nous faisons toutes les cultures. Aujourd’hui nous avons peur pour la relève, parce que nos enfants qui ont été à l’école ne veulent pas aller au champ. Ils ne veulent pas faire l’agriculture ». Mamadou KONE, un jeune de Kadiolo « nous entendons l’APEJ, mais nous n’avons pas bénéficié des aides de l’APEJ. On ne sait pas comment ça se fait ? Expliquer nous pour qu’on puisse comprendre. Nous avons la pomme d’acajou, le karité mais ce sont les autres pays qui viennent prendre chez nous, surtout le karité, ça sort en pagaille ».
Dans la salle de réunion de la Préfecture, les gens par finir ne savaient plus quoi dire au Ministre, des problèmes de routes, de santé et même d’insécurité ont été soulevé. Un homme au fond de la salle a lancé cette phrase « C’est le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et non de vos problèmes », une voix lui répondu « Ce n’est pas notre problème, on les voit pas tous les jours, celui qui est devant nous nous lui disons tout qu’il transmette le message aux autres ». Après les interventions de la salle, le Ministre a donné la parole aux membres de sa délégation, afin qu’ils puissent donner des réponses aux préoccupations des populations du Folona. Pour les responsables des structures, ils étaient venus voir le cercle et connaître.
Certains comme l’ANPE ont eu un coordinateur local dans le cercle, ce qui va faciliter les choses. Pour le Ministre il n’est plus question de réfléchir « Il faut agir, voir ce qui peut être fait au titre de cette année. ». Il a beaucoup insisté sur la décentralisation des activités, des charges et des devoirs pour que chaque cercle, commune et même village puisse prendre en charge le problème de chômage de ses jeunes et autres personnes qui ont besoin de formation. Parlant du cercle de Kadiolo, il s’est dit étonner de constater que ce cercle, avec ses 9 communes ont des potentialités agricole, avec les fruits et les légumes. Pour le ministre Iba N’DIAYE, Kadiolo doit donner de la terre à ses enfants, qui après une formation qualifiante pourront s’installer sans difficultés majeures « Si je ne suis pas d’accord qu’on demande aux jeunes d’aller à la terre alors qu’ils ne voient que la daba.
Il faut des matériels adéquats, avoir un champ c’est comme gérer une Entreprise, le chef d’entreprise n’est pas celui qui fait les travaux, mais il emploie des travailleurs. C’est comme ça qu’il faut expliquer aux jeunes qui veulent aller à la terre ». Il fera savoir que Kadiolo a de l’or à Massiogo, des produits agricoles, des fruits et des légumes qui pourrissent « l’or vous n’avez que 20%, mais là ou tous les pourcentages vous appartenez c’est l’agriculture, Kadiolo a son développement entre ses mains ».
Envoyés spéciaux Birama CISSE Kassim TRAORE |