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Pour pallier le manque d’eau potable à Kalabancoro et créer des emplois, le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle a offert lundi 6 kiosques à eau aux autorités communales de Kalabancoro au profit des populations.
Les populations de Kalabancoro, notamment celles qui vivent à proximité de la mairie, étaient en liesse le lundi 10 novembre 2009. L’eau potable, une denrée précieuse dans cette partie de la Commune, est, depuis ce jour-là, à portée de main avec le lancement de 6 kiosques à eau (4 à Kalabancoro et 2 à Kabala) par le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle Ibrahima NDIAYE.
Un kiosque à eau est une mini-adduction d’eau composée d’une cuve en polyéthylène de 2 m3 fixé à 2 m de hauteur permettant le stockage de l’eau, d’une pompe refoulante à main et d’une rampe de 3 robinets permettant la distribution d’eau simultanée à trois personnes. Il comprend également un dispositif d’assainissement composé d’une dalle anti-bourbier et d’un puisard collecteur des eaux de ruissellement.
Les kiosques à eau s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des offres faites au cours de la Bourse de l’emploi et de la formation par le Programme National d’Action pour l’Emploi en vue de Réduire la Pauvreté (PNA/ERP). Ils serviront à améliorer la qualité de vie dans les zones urbaines et périurbaines de réduire les maladies liées à l’absorption d’une eau de qualité douteuse.
"En offrant ces 6 kiosques à eau d’une valeur de 26,479 millions F CFA, le MEFP met entre vos mains plus qu’une opportunité, un véritable instrument de lutte contre la pauvreté», a dit Ibrahim NDIAYE. Il a invité les autorités des collectivités locales, les partenaires, leaders et chefs coutumiers à se joindre à l’Etat et à son département pour remporter la bataille contre le "péril du bidon jaune".
L’installation de 4 kiosques à eau à Kalabancoro et 2 à Kabala vise le double objectif de remédier au manque d’eau dans ces localités et la création d’emplois pour les jeunes. En effet, bien gérés, les kiosques à eau sont pourvoyeurs d’emplois et de revenus substantiels pour leurs gestionnaires.
Selon un jeune gestionnaire d’un de ces kiosques, son revenu journalier se situe entre 2000 à 3000 F CFA. En période chaude, il augmente. Le projet est un test et s’il réussit, il va s’étendre à tout le pays. "Ce n’est pas l’argent qui manque, mais les bons projets", a dit Ibrahima NDIAYE.
Denis KONE |